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The Casanova Paintings <br> -Bart Baele – Exposition personnelle

Bart Baele
The Casanova Paintings

Exposition personnelle
30 avril au 31 mai 2026
Vue d'exposition - Photo © Younes Lagrouni
Vue d'exposition - Photo © Younes Lagrouni

L’artiste belge Bart Baele investit une nouvelle fois la galerie Polaris avec une proposition aussi troublante qu’effrontée : The Casanova Paintings. Ce titre, qui évoque le libertinage et l’éclat des salons vénitiens, sert pourtant de masque à une exploration bien plus viscérale. Pour Baele, le célèbre séducteur n’est pas une figure de papier glacé, mais le véhicule d’une réflexion sur l’errance, la quête insatiable et la solitude inhérente à celui qui multiplie les visages. 

L’univers de Baele est comme un labyrinthe où sa vie et sa vision du monde s’entrelacent sans pudeur. Fidèle à ses racines, il nous plonge dans un chaos orchestré où les pensées les plus sombres affleurent à la surface de la toile. On y retrouve cette “belgitude” picturale unique : ce mélange de gravité existentielle et d’un humour décalé, parfois féroce. On peut y retrouver l’humour extrospectif de James Ensor avec cette manière de grimer le réel pour mieux en dénoncer les travers. Ses personnages – souvent représentées par des testicules – à l’instar des masques d’Ostende, ricanent face au néant du monde. Mais là où Ensor hurle, Baele sait aussi se faire silencieux, convoquant une philosophie du quotidien où l’association d’objets se transforme en une scène au mystère insondable.

Vue d'exposition - Photo © Younes Lagrouni
Vue d'exposition - Photo © Younes Lagrouni

Dans cette série, Casanova devient un alter ego mélancolique. Bart Baele ne peint pas la conquête, mais le moment où le séducteur se retrouve seul face à son miroir, dépouillé de ses artifices. C’est ici que l’artiste se distingue, transformant la noirceur de ses pensées en une matière ironique. Ses scènes peintes sont comme des aveux, et les couleurs utilisées comme des cicatrices.