Née en France en 1986, Sara Ouhaddou vit et travaille entre la France et le Maroc. Issue d’une famille marocaine vivant en France, la double culture de Sara Ouhaddou façonne sa pratique artistique comme un langage continu. Sara Ouhaddou a commencé sa carrière en tant que designer avant de développer une pratique plus artistique et sociale qui aborde les défis auxquels sont confrontés les artisans marocains. Elle questionne le processus de l’art comme outil de développement économique, social et culturel, notamment dans le monde arabe.
En partageant avec nous ses interrogations sur les transformations de son héritage, Sara Ouhaddou met en tension les arts traditionnels marocains et les codes de l’art contemporain afin de mettre en perspective les réalités culturelles oubliées.
Sara Ouhaddou travaille avec des artisans de plusieurs régions du Maroc et met en place des collaborations dans lesquelles les gestes et les techniques sont interpellés, questionnés, explorés, invitant chacun à reconsidérer les codes de sa propre pratique et les récits qu’elle porte. Ses projets peuvent être considérés comme des espaces de rencontres avec chaque artisan et l’artiste.
Depuis 2017, elle est représentée par la galerie Polaris à Paris.
Elle a participé à l’exposition : Global resistance (2020), Centre Pompidou, Paris, France, Manifesta biennal, Marseille (2020), Our World is burning, Palais de Tokyo, Paris (2020) Islamic Art festival, Sharjah (2017-2018) Crafts Becomes Mordern, Bauhaus Dessau Fondation, Allemagne (2017) ; Marrakech Biennale, Maroc, (2016).
Elle a participé à des résidences d’artistes à l’Appartement 22, Rabat, Maroc (2017) ; résidence d’artiste à Tokyo, recherche et rencontres avec des maîtres japonais en céramique et broderie pour travailler sur la partie Aomori du projet AA (2018) ; La Friche la Belle de Mai (2019) ; NYC, projet Little Syria (2020).
Art Explora – Cité des Arts – Paris (2021) ; et Iaspis, Stockholm, Suède (2022).