
Cosmogrammes – Sara Ouhaddou à l’Institut des Cultures d’Islam
Cosmogrammes, une exposition personnelle de Sara Ouhaddou commissariat de Ludovic Delalande. Cosmogrammes présente l’œuvre profondément collaborative de Sara
Galerie Polaris
15, rue des Arquebusiers
75003 Paris
Tél. +33 (0)1 42 72 21 27
polaris(at)galeriepolaris.fr
Du mardi au samedi de 11h à 19h + 1 dimanche sur 2
From Tuesday to Saturday from 11 am to 7 pm + Sunday 2 – 6 pm
Le travail de Sara Ouhaddou explore le langage comme un système de signes inscrit dans des histoires culturelles, sociales et politiques souvent situées à la marge des récits dominants. À travers la céramique, la sculpture, l’installation ou le dessin, l’artiste interroge la manière dont les formes, les motifs et les gestes circulent entre les cultures, se transforment, se transmettent ou disparaissent.
Chez Ouhaddou, le langage ne se réduit pas à l’écriture. Il se déploie dans des alphabets vernaculaires, des motifs décoratifs, des codes artisanaux et des pratiques issues de traditions orales, où la transmission du sens repose autant sur la mémoire que sur le geste. Cette attention portée aux savoir- faire — à ce qui s’apprend par la répétition, l’usage et l’expérience — inscrit son travail dans une continuité culturelle vivante plutôt que dans une archive figée. Elle fait écho aux réflexions de l’écrivain et ethnologue Amadou Hampâté Bâ, pour qui la parole orale et le geste constituent des formes essentielles de connaissance.
Les signes mobilisés par l’artiste ne sont jamais totalement stabilisés. Leur lecture reste partielle, située, dépendante du contexte et de l’expérience de chacun. Cette résistance à la transparence immédiate invite le spectateur à accepter une part d’incertitude et à considérer le langage comme une matière vivante, fragile et en constante transformation.
En réactivant des formes issues de traditions populaires et de savoir-faire artisanaux, Sara Ouhaddou questionne les hiérarchies culturelles et les mécanismes de légitimation du savoir. Son œuvre révèle un langage fait de strates, de déplacements et de survivances, où le sens se construit dans l’entre-deux — entre oral et écrit, entre mémoire et matière, entre héritage et invention.
Loïc Le Gall – 2026
Sélectionné dans le parcours La Réparation sous le commissariat d’Alexia Fabre.
Ruddy Roye est un photographe noir au poing levé. Né en Jamaïque, il vit aux Etats-Unis et développe une œuvre qui est son arme de combat pour donner à voir la réalité des injus- tices que la population afro-américaine vit chaque jour.
Son travail, c’est du quotidien, dans ses sujets, dans sa diffusion qu’il a choisi de réaliser sur Instagram. Tel un journal de bord, les images au format normé hurlent. Ses sujets crient. Ils ont la parole, ils ont le pouvoir. Ruddy Roye le leur re-donne.
C’est une œuvre singulière et forte, une œuvre de réparation, une œuvre de relation. En effet le photographe choisit ses sujets : des hommes, des femmes, des enfants noirs. Chacun est isolé, il-elle cherche et mérite notre regard, il-elle existe. L’image révèle que cette existence est une lutte en soi.
Chaque photographie traduit une histoire per- sonnelle de survie et de résistance, de racisme toujours et de combat encore. Les images sont élaborées dans un dialogue permanent entre le photographe et ses sujets, c’est une relation qui s’exprime, chaque personne chargeant Ruddy Roye de traduire sa douleur dans un espoir de réparation, « brûlant le courage de leurs âmes pour en faire de purs êtres humains » (Ruddy Roye).
Alexia Fabre Février 2026
« Si son œuvre tourne principalement autour de l’héritage, de la mémoire, de figures importantes effacées par le cheminement colonialiste et par la censure, cette recontextualisation de la figure noire dans la peinture, nous est proposée ici sous forme de questionnement.
Les sujets sont souvent esquissés par des ombres, utilisant des couleurs osées, comme si l’artiste voulait s’échapper des règles de la peinture. Lassana Sarre fait cohabiter la sérénité des visages, avec la virtuosité du mouvement des sujets. Tout semble en suspension, figé dans le temps. L’effet étant accentué par une technique précise et exigeante de la peinture.
On ne peut que se laisser happer par ces regards. Car c’est l’âme de ses sujets que Lassana Sarra veut peindre. Âme et sentiments qu’il réussit à capter avec subtilité, par un profond respect qu’il témoigne à ses modèles. Et ces sentiments perçus par l’artiste, il nous les partage pour que chacun d’entre nous puisse s’y raccrocher.
Ces histoires qui nous sont contées, sont celles du, des, personnages représentés. Lassana Sarre ne peint pas des portraits au hasard, ils ont chacun quelque chose à nous transmettre. Gordon Parks écrivait « la vérité d’un homme n’est pas toujours affichée sur son visage «. Et c’est avec cette remarquable faculté d’extrospection, que l’artiste nous transmet cette charge émotive par petites touches, comme un conteur qui utiliserait l’image plutôt que la voix. »

Cosmogrammes, une exposition personnelle de Sara Ouhaddou commissariat de Ludovic Delalande. Cosmogrammes présente l’œuvre profondément collaborative de Sara

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