Vanessa Fanuele / Sans fin ni milieu

 

Vanessa Fanuele
Sans fin ni milieu
Exposition personnelle
Du 20 octobre au 19 Novembre 2016

 

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Comment rendre le dedans ?
Justement en restant sagement dehors.

Jean-Luc Godard.

 

Formée à l’architecture avant d’entamer une carrière d’artiste plasticienne, Vanessa Fanuele, pour sa première exposition à la galerie Polaris présente un ensemble de nouvelles toiles, de sculptures – objets et d’œuvres sur papier.
L’exposition souligne l’intérêt de l’artiste pour des mondes fantasmés. Mêlant paysages peints et architecturesobjets, traitant l’architecture comme un paysage et le paysage comme une construction, Vanessa Fanuele crée un nouvel espace, d’indiscernabilité entre le réel et l’imaginaire.
Si le Songe de Poliphile de Francesco Colonna ou les Villes invisibles d’Italo Calvino sont susceptibles d’être des sources, c’est précisément que l’artiste y trouve les matériaux qui ponctuent son univers: rêves, paysages, architectures, l’apparition de la figure et son effacement.
Les œuvres, de par leurs traitements et leurs références, évoquent l’ambivalence de la mémoire et le caractère puissant de la nature.
En regardant la succession de tableaux et de sculptures, nous ne pouvons en saisir la temporalité. Ce doute est aussi renforcé avec subtilité par le traitement de la peinture, qui opère une confusion.
Vanessa Fanuele traite les couleurs comme des symptômes.

La toile « Perdus, pourtant » introduit l’exposition à travers un grand paysage aux lueurs aveuglantes, vibrant sur un fond incandescent dont le rythme rend la nature quasi abstraite.
On peut discerner dans les superpositions de couches ou de bandes de couleurs, le plus souvent sans contour détaillé, et aux tonalités effrontées, le geste d’un peintre qui cherche ses questions dans l’acte de peindre plutôt que dans la forme graphique, se jouant des illusions de volumes et de profondeurs. Ce sont bien ces assemblages de couleurs qui définissent ici le paysage pour mieux le défaire.
À la densité de la végétation présente dans les toiles, viennent s’opposer des sculptures en plâtre aux formes évoquant des Duck architectures des années 30. Ces architectures – images souvenir – ne marquent cependant pas le passé, mais plutôt un ancien présent, et suggèrent que l’artiste considère le temps comme un espace à explorer. Vanessa Fanuele déambule dans les couloirs du temps pour mieux atteindre la sortie.

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Pour plus d’information sur Vanessa Fanuele

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