Marcos Carrasquer / En mi hambre mando yo

 

Marcos Carrasquer
En mi hambre mando yo
Exposition personnelle / Solo Show
12/03 > 26/04 2016

 

Marcos Carrasquer / Ambasado de la homaro / Huile sur toile / 190 x 230 cm / 2015

 

Artiste français d’origine espagnole, Marcos Carrasquer, est né aux Pays-Bas, de parents ayant fui le franquisme. Diplômé de la Willem de Kooning Academy de à Rotterdam, il vit et travaille à Paris.

Si une grande partie des œuvres de Marcos Carrasquer fascine, cela est dû à une forte originalité, tant graphique que picturale, mais aussi à une imagination débordante, sur les plus étranges et ironiques représentations de l’Histoire contemporaine.

Marcos Carrasquer nous renvoie, non sans beaucoup d’humour notre propre incrédulité face à notre histoire contemporaine.
Ici l’artiste n’est pas un archiviste, ni ne documente l’histoire. Il s’empare et accumule, sans aucune limite, des références de l’Histoire contemporaine, et de celles de sa famille, pour créer une mise à distance, en s’amusant mais sans jamais tomber dans la satire, et à imaginer que lorsque la folie collective s’empare de l’homme, une autre fin plus optimiste est encore possible.

Si la stupidité de l’homme est bien soulignée, l’absurdité des mises en scènes, inventives, drolatiques, et stimulantes, s’accompagne aussi d’un monde peuplé d’animaux (taupes, rhinocéros, souris, vers de terre, singes), ayant tous une fonction et un rôle à jouer dans le dessin ou le tableau, renvoyant tel un miroir aux défauts des hommes avec une ironie très affirmée.

Interrogeant l’espace de l’art et de sa représentation, Marcos Carrasquer prouve dans ce foisonnement pictural, cette accumulation de détails sans fin, que l’artiste est seul maître à bord de sa toile ou de sa feuille de papier.
Et s’il est difficile pour nous spectateur de maîtriser au premier regard, toute cette multitude d’éléments qui s’imbriquent les uns avec les autres pour créer ensemble encore d’autres formes, on peut reconnaître dans cette œuvre une imagination extraordinaire accompagnée d’une maîtrise totale et inouïe du dessin.

Le risque de l’obsessionnel est toujours évité, par un équilibre de la composition, jusqu’au moindre détail, comme celui d’un papier peint que l’on devine derrière une foule d’objets, eux-mêmes derrière une foule de personnages, cette imbrication d’éléments, ce maelström visuel ne peuvent que réjouir notre rétine.

Et c’est au travers des nombreux sujets abordés et entrecroisés par l’artiste que s’affirme la pertinence de cette oeuvre qui renvoie à une certaine jubilation du spectateur.
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